Ils se positionnent en effet clairement comme un Deezer-killer avec un mix de streaming interactif et on demand totalement gratuit (pendant ce temps là Deezer explore le freemium et cherche comment monétiser son service). On y apprend également l'existence d'options sociales et de liens vers les plateformes de vente légale.
Si l'on ajoute le fait que leurs négociations avec les majors ont du être facilitées par leurs accords déjà existant au niveau mobile, cela doit jazzer du côté de Deezer.
Je suis très curieux de découvrir l'UE et l'interface. L'équipe Orange n'étant hélas pas LA référence à ce niveau mais ils ont les moyens et le retour d'expérience de Deezer, Jiwa, SonidoLocal... pour lancer quelque chose d'intéressant.
Mais WorMee est également l'illustration d'une tendance que je sens venir depuis plusieurs mois.
Les conditions imposées par les majors favorisent les grosses inititiatives sur les marchés européens et américains avec une politique de minimaux annuels encore élevés (compter plus d'1.000.000€ annuel par major) et un modèle de fee basé sur les revenus du web service (autour de 40-50%).
Les pertes mensuelles de Deezer témoignent d'ailleurs de la difficulté à parvenir à l'équilibre avec un modèle gratuit et ad-supported.
Mais alors pourquoi Orange lance-t-il un service voué à génerer des pertes ?
Je pense que Wormee et la musique numérique sont tout simplement un moyen de captation et de fidélisation d'utilisateurs pour Orange plus qu'une potentielle source de revenu.
Les problèmes de pertes et de minimaux deviennent alors secondaires car incorporées dans une logique de communication (recrutement + fidélisation) des divisions Mobile et FAI.
Le calcul est alors financièrement assez intéressant et si telle est la stratégie d'Orange autour de WorMee je les félicite.