"On m'avait dit que c'était impossible", le livre de Jean-Baptiste Rudelle

Livre Jean-Baptiste Rudelle de Criteo La publication d’un manifeste par le fondateur d’une des seules licornes françaises est suffisamment rare pour éveiller mon intérêt. J’ai donc naturellement acheté le livre de Jean-Baptiste Rudelle, co-fondateur de Criteo. Vous le savez certainement via mes différentes prises de parole ou via ma présentation sur les promesses du retargeting publiée il y a quelque mois, je ne suis pas un grand fan du retargeting (ou reciblage publicitaire en français). En effet, je trouve cette solution d’acquisition online bien trop systématiquement adoubée par des annonceurs qui hélas ne regardent leurs résultats que via le trompeur last click (cf. ma présentation « le last click c’est paléolithick »). 

Mais peu importe mon opinion sur le retargeting, Criteo est aujourd’hui une entreprise qui génère plus d’1 milliard d’euros de CA, réalise 55% de son CA en dehors de l’Europe, est cotée au NASDAQ et connait une croissance soutenue, supérieure à 50% selon les dernières déclarations. Cette réussite internationale, singulière dans notre écosystème French Tech, est la conséquence directe de l’intelligence de son top management, de la puissance de sa capacité de R&D et d’une vision très claire de la chaîne de valeur de la publicité en ligne.
 
Dans ce livre, Jean-Baptiste Rudelle adopte une double approche à la fois chronologique (depuis sa sortie d’école à nos jours) et thématique (en s'appuyant sur les problématiques rencontrées au cours de sa vie entrepreneuriale). Celle-ci rend la lecture de cet ouvrage agréable et instructive car elle permet de se rendre compte à quel point le pragmatisme, la persévérance et un bon « time-to-market » permettent d’obtenir des résultats « impossibles », pour reprendre le titre de l’ouvrage.
 
Je ne vais pas détailler ici les différents enseignements que peuvent vous apporter la lecture de ce livre mais je peux vous assurer que les situations décrites et analysées donneront de précieux conseils aux entrepreneurs en mode "early stage" ou "sur le point de se lancer" et donneront quelques regrets à ceux qui n’ont jamais osé se lancer. Mais surtout, Jean-Baptiste Rudelle, qui vit dans la Silicon Valley depuis des années, se permet de balayer un par un des clichés sur les pseudos désavantages du système fiscal français vs américain, certains arguments traditionnels du French Bashing mais aussi de remettre à leur place de nombreux bien-pensants français qui critiquent notre écosystème bien plus qu’ils n’agissent pour le faire évoluer.
 
Vous l’avez compris, je vous invite à lire ce manifeste qui vous fera passer un agréable moment (compter 3/4 heures pour le lire en entier). Espérons que cette excellente initiative incite les autres ténors de la French Tech à s'essayer à l'exercice littéraire en commençant, pourquoi pas, par Frédéric Mazzella, fondateur persévérant de BlaBlaCar et probable prochaine licorne française.
 
On m'avait dit que c'était impossible: Le manifeste du fondateur de Criteo  
Auteur : Jean-Baptiste Rudelle
Editeur : Stock.
Pages : 250
Disponible sur Amazon - 18€ en broché, 12€ en format Kindle

Le retargeting, le roi du R.O.I ?

Souvent interrogé sur le R.O.I. du retargeting (ou reciblage publicitaire dans la langue de Molière) pour un site de e-commerce, j'ai décidé de publier sur Slideshare une présentation nommée  "Le retargeting: promesses et réalité" dans laquelle je partage mon analyse et mes apprentissages empiriques sur ce canal que j'ai testé pour de nombreux acteurs de différents secteurs.
Dans un pays qui a une culture retargeting fortement influencée par le succès entrepreneurial de Criteo, nombreux sont ceux qui ont des doutes sur la réalité de son R.O.I. mais n'ont pas toujours l'opportunité d'échanger avec des tiers neutres (autres que des agences, prestataires, consultants...) à ce sujet.

Le but de cette présentation n'est absolument pas de dénigrer ce canal mais simplement de recenser les écueils d'analyse les plus courants (vision last clic, absence de calcul des ventes incrémentales...) et les vraies questions à se poser, que l'on ait déjà mis en place une solution de retargeting (place dans le funnel de navigation, tag management, analyse de la contribution...) ou que l'on hésite encore à se lancer (pression concurrentielle, suivi des chemins de conversion...).

N'hésitez pas à me faire part de vos questions et de vos réactions en commentaire, ce sera avec plaisir que j'enrichirai cette présentation selon vos retours.


triptu, les avantages du HTML5 dans le développement d'une application mobile

IphoneprevJe suis depuis quelques semaines CMO (Chief Marketing Officer) de triptu, une startup anglaise basée à Londres et à Sophia Antipolis qui propose une application mobile développée en HTML5 (donc compatible avec iPhone, Android, Blackberry et Windows Mobile) offrant des deals exclusifs dans une sélection de bars, restaurants, magasins et écoles des plus prestigieuses stations de skis des Alpes.
Cette application n'est pas encore disponible (son lancement est prévu courant janvier 2012) mais je souhaite tout de même vous partager mon opinion sur une décision stratégique qui me semble être un des points forts de triptu : le choix du HTML5 comme mode de développement.

triptu est en effet entièrement développé en HTML5 et ceci lui confère plusieurs avantages :

1) à l'heure de la bataille entre Androïd et iOS, de l'éventuelle montée en puissance de Windows Phone, du parc toujours important de devises Blackberry, il est intéressant de lancer une application qui soit présente en simultané sur chacune des plateformes, sans besoin de gérer 3 ou 4 développements différents en parallèle ou de sacrifier une de ces plateformes. En terme de coûts, de fréquence de publication d'updates ou encore de flexibilité, les avantages du HTML5 sont considérables.

2) l'application permet l'achat directement dans l'application de bons d'achat pour des deals spécifiques (payez 3€ pour 20€ de réduction sur un leçon de ski par exemple). Or ce type d'achats in-app de services n'est pas encore permis par Apple et l'application triptu aurait évidemment été refusée par les troupes de validation de l'App Store.

3) les éditeurs d'application doivent s'acquitter d'une commission de 30% lors des achats in-app, ce qui n'est bien évidemment pas le cas dans une application mobile HTML5.

4) GPS, plein écran, icône… les intégrations avec les devices via le HTML5 sont de plus en plus poussées. Et cela devrait continuer à s'étoffer dans les prochains mois.

5) Gmail, Youtube, Financial Times, Techcrunch… de nombreux leaders du web continuent de pousser leur application mobile HTML5 et ainsi d'éduquer les utilisateurs à cette alternative.

6) tout comme l'Open graph, le HTML5 c'est tendance. Et aux yeux de la presse, des investisseurs, des partenaires c'est un argument qui fait souvent mouche.

Je ne vais pas finir ce post sans vous dire qu'il est fort probable que triptu ait par la suite des applications natives sur les principales plateformes. Tout comme Gmail qui vient d'avoir sa version native sur iOS en complément de la version HTML5 existante, je pense qu'une application native est encore nécessaire afin d'atteindre un maximum d'utilisateurs.
Mais aujourd'hui dans le cas du lancement d'une V1, tant pour des raisons de coût, de timing que de flexibilité, je suis convaincu que le HTML5 est de loin le choix le plus pertinent.


La difficile relation entre Facebook et les marques

Facebook et les marques, je t'aime moi non plus En quelques semaines Facebook a procédé à de nombreux changements qui vont sans aucun doute changer sa relation avec ceux qu'on oublie souvent d'inclure dans le débat : les annonceurs.
Depuis que je travaille chez Wunderman (@wundermanco), j'ai eu l'occasion de superviser de nombreux projets de campagnes utilisant les réseaux sociaux surtout auprès de clients cherchant à toucher une cible 16-35 (Nestlé, Smirnoff, Johnnie Walker, Nokia, Microsoft...) et où Facebook a joué un rôle prépondérant dans notre stratégie Social Media. 

Ces 9 derniers mois, les outils de mesure (statistiques de Pages), de relations avec les fans (messages, apparitions dans la timeline de statuts, tagging, url shorteners) associées à des campagnes de publicité en CPC (Facebook Ads) devenaient un combo intéressant à gérer et montraient leur relative efficacité en terme d'intéractions avec ces mêmes fans

Puis peu à peu les pages ont perdu de leur puissance d'intéraction. Les messages n'arrivent plus dans l'Inbox mais dans une sous-rubrique Updates, les fans ont tellement d'amis que nos statuts se noient sous la masse de publications (même avec un chronométrage chirurgical des heures de publication selon la cible et les jours de la semaine) et désormais les marques n'ont plus de fans mais des personnent qui les aiment, au sens le moins passionnel du terme (like en anglais).

On peut bien évidemment voir derrière ces nouveautés un désir d'inciter (pour ne pas dire obliger) les marques souhaitant renforcer leur présence sur Facebook à investir dans la solution de publicité maison (bien qu'il y ait de nombreuses autres manières d'attirer des likers).
Mais il devient paradoxalement de plus en plus difficile de convaincre une marque à pérenniser sa présence sur Facebook. Bien souvent elles demandent à leurs agences de communiquer une de leurs campagnes sur ce réseau social. Mais une fois les pieds pris dans l'intéraction, elles prennent alors conscience de leur difficile relation avec le réseau favori de plus de 500 millions de personnes à travers le monde. 

Voici une liste de ce que les marques (tout du moins celles avec qui j'ai eu l'occasion de travailler) détestent de Facebook:

- changements récurrents des règles du jeu : tous les 2/3 mois Facebook procède à des ajustements dans le fonctionnement de ses Pages et dernièrement au détriment de l'intéraction avec leurs likers. Un manque de stabilité qui les agacent vraiment.

- Quelle agence ? Il devient de plus en plus courant de publier des publicités sur Facebook. La régie publicitaire est ravie. L'agence RP s'affronte avec l'agence digitale dans le but de récupérer les précieux FTEs nécessaires à la gestion du compte. Pendant ce temps là l'agence ATL cherche elle aussi à récupérer sa part du gâteau et a créé son département Social Media.

- Quel département ? Marketing ou RP ? Dans de nombreuses entreprises ce n'est pas encore défini. Les 2 départements souhaiteraient le gérer, la lutte pour sa gestion (et ses budgets) est en marche.

- Quel genre de Media ? Facebook fut longtemps classé dans la catégorie Earned Media. Pour ma part je le considère plutôt comme Social Own Media, bien  que l'achat de Facebook Ads le catalogue également dans la section Bought Media. Cela peut paraître exagéré mais à l'heure du royaume du Powerpoint cela génère souvent de la confusion lors de la création du Plan Marketing annuel.

- Et Twitter alors ? Et Youtube ? De nombreuses entreprises n'ont pas encore clairement assimilé la notion de convergence des réseaux sociaux et peine à distribuer les efforts (et les budgets) entre ces différentes plateformes. L'accompagnement pédagogique des agences devient alors un facteur clé dans l'utilisation des réseaux sociaux.

- 3 mois ? 6 mois ? 1 an ? Quand elles pensent à Facebook elles pensent bien souvent campagnes. Or l'expérience montre que le réel intérêt d'avoir une présence sur les réseaux sociaux réside dans la permanence et la construction d'une communauté active, de plus de 3 mois donc.

- Pourquoi pas moi ? Formats avancés, tarifs négociés de publicité, pages personalisables, ou même tout simplement réponse aux emails envoyés via le formulaire dédié, vous ne recevrez pas le même traitement selon si vous résidez aux USA ou en Europe.

Cette liste pourrait très certainement être complétée et je vous encourage à l'enrichir à travers de vos commentaires.


Twitter n'a plus envie de gazouiller : nouveau monstre ou futur marié ?

Twitter-chirp Twitter a démontré une fois de plus son croissant pouvoir d'influence avec plusieurs annonces aussi intéressantes que dérangeantes lors de Chirp (gazouiller en anglais), son premier évènement dédié aux développeurs d'applications liées à Twitter via son API. Mais plus que de code il fut finalement bien plus question de business.

Entre le lancement des Promoted tweets (leur première tentative de monétisation via un système direct de publicité), de nouveaux accords avec Google (dont le presque inutile Follow Finder et la recherche en temps réel dans le passé), le lancement de son propre url shortener, l'achat de tweetie (un client pour mac et iPhone), l'annonce du prochain lancement d'une version Androïd, le développement officiel de la géolocalisation (Foursquare tiens-toi prêt), et le passage de la barre des 100.000.000 d'utilisateurs (combien de spam au fait ? 30% ? 40% ? 50+% ?) pour calmer les sceptiques, je trouve que nous avons désormais de solides raisons de se demander si les petits gars de chez Twitter vont continuer à gazouiller bien longtemps.

Il y a bien évidemment une double interprétation de ma part dans ce terme "gazouiller" et je vais m'empresser de l'expliquer.

Premièrement on pourrait tout d'abord considérer que Twitter veut tout simplement s'affirmer et laisser de côté son aspect gentil petit oiseau bleu ou grosse baleine bien sage. En contrôlant les développeurs (Apple-like ?), développant ses propres clients sur chaque plateforme (Google-like ?) et ayant son propre système de publicité (Facebook-like ?), Twitter est tout simplement en train de construire un ecosystème propriétaire potentiellement très puissant. Les stratégies web de Yahoo! ou Microsoft laissant de plus en plus dubitatifs, Twitter a surement envie de devenir bien plus qu'un buzz et de croquer sa part du gâteau.

On peut également penser que Twitter, ou plutôt ses créateurs et ses investisseurs sont tout simplement en train de construire la plus belle catapulte spéculative de ces dernières années digitales. Environnements propriétaires, publicité, massivité, tout y est pour attirer les gros poissons. Microsoft, qui n'a finalement pas racheté Yahoo!, pourrait par example être particulièrement prêt à lâcher quelques centaines de millions de USD. Google dont le Buzz et la Wave ont montré les limites de la bête (à quand remonte le dernier lancement de Google qui vous ait réellement impressionné ?) et pourquoi pas Apple (dont la stratégie web est toujours aussi peu lisible) ont largement les capacités financières pour avaler le petit oiseau.

Dans un cas comme dans l'autre Twitter vient de passer un cap aujourd'hui, 3 ans après son lancement et pourrait nous réserver encore bien des surprises, comme nouveau monstre ou comme futur marié. Dans tous les cas la baleine semble bien vouloir devenir requin.


Leadership, influence et réseaux sociaux sous un autre angle

Cette vidéo fut présentée et expliquée par Derek Sivers lors d'une conférence TED afin d'expliquer le phénomène de Leadership et d'influence. Au delà de l'approche ludique des choses il me semble intéressant de l'associer aux problématiques actuelles sur la e-réputation et l'utilisation des réseaux sociaux à des fins marketing.
Simple prolongement de ce que l'on peut voir sur les principaux blogs d'un pays donné, l'effet leader-suiveur-suivi (également appelé viralité) explique les effets buzz que l'on voit quotidiennement sur Youtube, Facebook ou Twitter.

Prenons comme exemple le court-métrage Pixels de Patrick Jean. J'ai découvert son existence la semaine dernière via le status d'amis dans Facebook (sans lui prêter plus d'attention), puis je l'ai de nouveau lu dans ma timeline de Twitter. L'oeil attiré par ces répétitions j'ai finalement cliqué sur le lien menant à cette vidéo via le tweet d'un de mes contacts influents (personne qui a donc influencé mon comportement). J'ai ensuite également publié sur mes profils sociaux (blog, facebook, twitter) le lien vers cette même vidéo, contribuant donc à ce phénomène viral.

Regardez de nouveau cette vidéo et vous comprendrez comment je suis devenu un des ces jeunes danseurs, attiré non pas par le premier mais par un des suivants.

Les exemples de comportements similaires sur les réseaux sociaux sont légions (politique, scandale Nestlé, iPad pour n'évoquer que ces dernères semaines) et les marques (au sens large du terme) cherchent de plus en plus à trouver ce jeune homme sans t-shirt, avec plus ou moins de succès.

De plus en plus de campagnes créatrices de buzz fleurissent sur la toile, poussée par des agences qui promettent des millions de clicks/views/retweet, oubliant parfois (souvent?) que le plus important n'est pas le concept facturé mais la qualité du contenu divulgué...

Patrick Jean ne s'attendait sûrement pas à générer autant de buzz mais la qualité du contenu fut indéniablement un facteur clé de succès et ce ne sont pas une vingtaine de personnes qui se mirent à reagrder son oeuvre mais plus de 2 millions de views en 72 heures


Dernières statistiques sur Internet et son usage

Nouvelle animation de presque 4 minutes regroupant des statistiques sur l'usage d'Internet et des réseaux sociaux dans le monde. Elle est l'oeuvre de Jesse Thomas et est actualisée à décembre 2009.
Au delà du caractère toujours impressionant de certains chiffres on peut y apprécier quelques données intéressantes sur le poids actuel de Facebook face à Twitter, MySpace ou Linkedin.

Faut-il gérer sa e-réputation ?


Lors d’un buzzomètre spécial e-réputation, Emery Doligé a invité 4 représentants d'agences françaises (Gregory Pouy de Nurun, Stanislas Magniant de Publicis Consultants, Roland Crepeau de Vanksen, Cyrille Chaudoit de Scanblog) afin de débattre de l’importance de la gestion de l’e-reputation pour les marques.
L'intervention finale de Cyrille aurait peut-être mérité débat (j'imagine que cette absence de droit de réponse a du géner les 3 autres invités) mais cette vidéo est sans nul doute un très bon moyen de d'actualiser sur cette problématique.

Via Culture Buzz


Verbatim Championship online : plus d'un million d'inscrits en 3 mois

Verbatim-championship
Je viens de découvrir Verbatim Championship, jeu en flash créé pour la marque Verbatim au Japon en novembre 2009 afin de promouvoir sa nouvelle gamme de produits. Le joueur doit construire son robot personnalisé à l'aide de 4 éléments de la marque (disques durs, clés usb, cartes SD...), lui donner un nom en 3 lettres et commencer les combats. Chaque combat, gagné ou perdu, lui donne alors des points (GB), des aptitudes supplémentaires et la possibilité de monter dans le classement.
Au delà de l'excellente gestion de l'image de marque, c'est ce dernier point qui a retenu toute mon attention. Il existe en effet plus d'un million de robots inscrits (voir le classement ci-dessous de mon robot JS0 qui n'a effectué aucun combat). Un chiffre admirable pour un simple jeu en flash en ligne ! L'autre élément, qui m'impressione peut être d'avantage encore, est qu'après avoir effectué plus de 80 combats je ne suis que 621.000ème ! Ce qui signifie donc qu'il y a plus de la moitié des robots inscrits qui ont effectué plus de 80 combats !
Cette action marketing est bien sur destiné à un public japonais enclin au jeu mais tout de même, ces statistiques sont tout simplement à faire rougir n'importe quel directeur créatif.
Félicitations donc à Verbatim pour cet très beau développement et de tels chiffres.


Best of 2009 - Miravete de la Sierra

Miravete de la Sierra est le plus petit village d’Espagne avec 12 habitants. La mairie voulant trouver des fonds pour restaurer l’église paroissiale de Notre Dame de las Nieves du XVIe siècle et promouvoir le tourisme local, l'agence Shackleton a saisi l'opportunité pour confirmer l'impact de la publicité sur les chaînes cablées. Elle a donc lancé le concept de «el pueblo en el que nunca pasa nada» (« le village où il ne se passe jamais rien ») et développé un site Internet qui donne une large place à la vidéo et l'interactivité et où ce sont les 12 habitants de Miravete qui vous invitent à découvrir ce coin calme de l’Espagne profonde et qui expliquent, non sans humour, qu’il ne se passe jamais rien à Miravete. Pas de voiture, pas de panneau de signalisation, rien.

Face au succès de l'opération (je vous laisse regarder la vidéo de la campagne) il fut même lancé des produits dérivés (dont les fameuses figurines des habitants) un jeu en flash, le «1er open international de traite des chèvres».

La campagne fait sourire, elle a même gagné 3 ors et 2 argents aux Lions de Cannes. Pour ma part j'apprécie l'utilisation à outrance du concept de village perdu dans la montagne et le côté intéractif ludique du site Internet, chose qui n'aurait sans doute pas été possible avec les règles du brandbook d'une marque commerciale traditionnelle.